Un jour, une ferme à Bourdeilles les 1er & 2 Octobre 2011

La ferme dans mon imaginaire d’enfant, était d’abord liée aux animaux.  

Jusqu’aux années 70, il était courant de voir des exploitations où se cotoyaient plusieurs activités. Même les fermes de la Brie ou de la Beauce, régions ô combien spécialisées où l’on parle de l’assolement blé, mer, betteraves, sports d’hiver, avaient encore vaches et moutons, (les chevaux de trait ayant disparu dans les années 60). Certaines conservaient un cheval de cour pour occuper un vieux charretier qui n’avait pas voulu s’asseoir derrière le volant du tracteur.
On se dirigeait vers la spécialisation monoculture et élevage hors sol avec leurs corollaires : appauvrissement et dégradation de la structure des sols, excès d’azote et algues vertes, excès de déjections animales ici, déficit complet là ; comprenne qui pourra !!!

Je me souviens d’un camarade, fils de maraîcher dont le père entretenait un troupeau de moutons uniquement pour avoir le fumier nécessaire à ses légumes.

La fête de l’agriculture paysanne se devait, en dehors de l’attrait indéniable qu’ils exercent sur les visiteurs, d’avoir

des animaux. Une des composantes de cette agriculture étant la “recherche d’autonomie”.

Quelques éleveurs ont répondu présent malgré le surcroît de travail qu’engendre le déplacement d’animaux, et nous les en remercions en espérant être plus nombreux lors des prochaines fêtes.

Thérèse Kholer, bergère sans terre, avait amené une quinzaine de brebis et bélier de la race basque Xaxiardia, Thibault d’Harveng des oies de Guinée, le gaec du Gros Chêne des oies de Toulouse à gaver, le Gaec de la Pouretie une truie avec ses petits, Marc et Christine Augustin des chevrettes alpines et pour ma part, une vache lourdaise, des poulets de souche cou-nu, un âne commun, des juments boulonnaises et comtoises.

On a pu voir qu’une partie des animaux appartenait à des races menacées. Là aussi, même si ce n’est pas une composante actuelle de l’agriculture paysanne, je pense qu’il est de notre devoir, pour les générations futures, de travailler sur les petites structures avec ce type de race. Il s’agit de sauver la biodiversité animale au même titre que certains le font pour la biodiversité végétale. Nos sociétés modernes n’ont déjà que trop perdu de “gènes” fixés par nos prédécesseurs. Gênes qui pourraient manquer à l’agriculture de demain pour nourrir correctement l’humanité en renouant avec le lien au sol.

Michel Troly

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